Selon Guitouni1, l'identité humaine, présente dès la naissance, comporte trois dimensions : instinctive, émotionnelle et rationnelle et deux mécanismes de base : l’insécurité et la volonté de puissance. «L'insécurité est déclenchée par le choc de la naissance et par la dépendance du nourrisson dans ses besoins de survie.»2 L’être humain est aussi animé par un élan naturel qui le pousse à agir par lui-même pour devenir de plus en plus autonome : c’est la volonté de puissance. Identité humaineIl ne s’agit pas d’une force physique, ni d’un pouvoir sur les autres, mais d’une forme de volonté qui est présente à la naissance chez tout être humain et qui le pousse à utiliser son pouvoir d’agir par lui-même.

Quant aux identités sociale et culturelle, elles sont la résultante des influences de l'environnement physique et social, des conditionnements, de la culture et de l'époque. C'est aussi le savoir acquis, le mode de vie et le rôle social.

La distinction entre l’identité humaine et les identités sociale et culturelle permet de mieux comprendre :

  • les éléments qui sont propres à la personne
  • et ceux issus de l’éducation reçue à travers son milieu social et sa culture.


La SROH favorise le renforcement de l’identité humaine pour accroître l’autonomie de la personne tout en éveillant sa conscience de ses propres capacités. Ainsi, cette personne développe des compétences humaines, relationnelles et professionnelles dans une optique de respect et de responsabilité. Son pouvoir d’agir sur l’écosystème social dans lequel elle évolue est alors renforcé et lui permet de jouer un rôle en tant que citoyen à part entière.


1 Guitouni, M. et Brissette, Y. (2008) L’intelligence émotionnelle et l’entreprise, Montréal : Éditions Carte Blanche. Voir aussi
   Guitouni, M. et Normand-Guérette, D. (1993) Entretiens avec Moncef Guitouni sur ses études du comportement des jeunes, Québec : Presses de l’Université du Québec.

2 Guitouni, M. et Brissette, Y. (2000) Au cœur de l’identité – L’intelligence émotionnelle, Montréal : Éditions Carte Blanche, p. 143.