« Comment passer de l’intention à l’action ? », voilà la question discutée lors de la table ronde organisée par la SROH le 20 février 2019. À partir de trois témoignages et d’un exercice écrit visant à identifier les pensées, appréhensions et conditionnements qui empêchent d’agir ainsi que les moyens qui aident, les sept participantes/participants ont constaté que les situations et les motivations de passer ou non à l’action varient d’un individu à l’autre.

Par exemple, certains attendent à la dernière minute pour étudier ou faire un travail; c’est l’urgence qui les pousse à agir. sroh table ronde 2019 01 23 360 2Parfois la motivation réside dans le fait de faire un effort minimal en sachant que cela suffit pour atteindre la réussite. D’autres sont motivés par le sens des responsabilités, le fait d’être apprécié des autres, de se sentir utile ou de ressentir une excitation par rapport à l’action à poser. On réalise que le regard des autres constitue une motivation extrinsèque forte. Parfois une intention peut être présente pendant des années avant que la personne passe à l’action. Selon Piaget, il faut un « moteur qui est affectif » pour chercher à résoudre un problème et agir. Selon Guitouni, sans motivation, la personne vit un sentiment d’obligation. De plus, « il ne suffit pas d’être motivé pour réussir ou d’avoir confiance en soi pour atteindre ses objectifs. (…) Un être humain doit avant tout BÂTIR une IDENTITÉ qui lui donne assez d’ÉNERGIE pour atteindre ses résultats et assez de FORCE POUR RÉSISTER À LA PRESSION. » (Guitouni, 2006, p. 4) L’intérêt pour le thème a amené les participantes/participants a planifié une prochaine rencontre au cours de laquelle chacune et chacun s’exprimera sur ce qu’il a fait au cours du mois pour passer de l’intention à l’action.

 

Guitouni, M. (2006) La motivation : source d’espoir en l’avenir, Psychologie préventive, no 41, p. 3-5.