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Table ronde 25 septembre 2018

Autonomie et équilibre des émotions

Accompagner enfants et jeunes dans le développement de leur autonomie et de leur intelligence émotionnelle est le thème de la table ronde organisée par la Société de recherche en orientation humaine le 25 septembre 2018. Cette table ronde a été une occasion pour des intervenantes/intervenants psychosociaux, des jeunes, des parents et des grands-parents d’échanger avec des auteures du numéro 51 de Psychologie préventive.
Joanne April et Catherine Lanaris ont expliqué l'importance d'aller au-delà du dépistage précoce et d'utiliser une approche inclusive en maternelle 4 ans, et ce, en respectant le rythme de développement de chaque enfant pour contribuer à réduire les inégalités sociales et former des citoyens de demain responsables. Micheline Létourneau a présenté une analyse des motivations d'un étudiant dans son quotidien et une démarche basée sur l'intelligence émotionnelle selon Guitouni pour l’aider à diminuer son stress principalement face aux examens. Bénédicte Prévost a fait la distinction entre surprotection et sécurité afin que les parents favorisent le développement de l'autonomie des enfants et des adolescents.sroh table ronde 25 septembre 360Les participantes et participants ont apporté des exemples de situations vécues avec des enfants et des étudiants pour illustrer certaines difficultés liées à l'inclusion, le stress aux études ainsi que le développement de l’autonomie. La concertation entre parents et intervenantes/intervenants a été considérée comme une condition essentielle au développement des enfants. Autant les auteures que le public ont souligné l'importance d'améliorer la formation des enseignantes/enseignants de maternelle et des éducatrices/éducateurs en milieu de garde, notamment en travaillant sur le développement de l'intelligence émotionnelle en complémentarité avec des stratégies d'enseignement et d'intervention. Tous étaient d’accord pour dire que toute personne en interaction avec les jeunes de tous les âges peuvent jouer un rôle dans le développement de leur autonomie et de leur équilibre émotionnel.

Table ronde 12 septembre 2018

La jalousie

Le 12 septembre 2018, la SROH a organisé une table ronde regroupant onze personnes. Au début, les participantes/participants se sont exprimés sur ce qu’est, pour eux, 12 09 2018 360 195la jalousie, d’où elle vient et la distinction entre jalousie et envie. Puis, à partir d’un texte intitulé « L’autre visage de la jalousie » (1), l’animateur, David Ung, a présenté différentes facettes de ce sentiment. Il a abordé, la jalousie reliée à l’enfance, au couple, aux relations amoureuses et au droit à l’égalité. Ces différents contextes de la jalousie ont fait l’objet d’échanges très constructifs. 
Il est ressorti de ces échanges, que ce sentiment peut être relié à de l’insécurité, à un sentiment d’infériorité, ou encore à la possessivité. La jalousie est un sentiment humain naturel, qu’on ne peut éliminer, mais ce qui est néfaste, c’est l’obsession dans la jalousie. Par ailleurs, la jalousie peut-être le déclencheur d’une prise de conscience de ce que la personne veut vraiment pour elle-même et ainsi transformer ce sentiment en ambition orientée vers un objectif qui contribue à la poursuite de ses rêves.
Selon certains, le développement d’une identité humaine solide aide la personne à puiser sa force en elle-même pour passer à l’action et acquérir des capacités au lieu de se comparer, de jalouser les autres et de vivre une forme d’injustice.
Les discussions ont permis de s’arrêter pour mieux comprendre ce que l’on ressent à l’intérieur de soi lorsque surgit un sentiment de jalousie et pour chercher ensemble comment ne pas laisser ce sentiment miner notre bien-être personnel et nos relations avec les autres
À la fin de l’activité, les participantes et participants ont choisi le thème de la prochaine table ronde qui portera sur : « Comment se défaire de ses schémas? ».
(1) Guitouni,M. (2012) L’autre visage de la jalousie, Psychologie préventive,45, p.35-38.

Table ronde juin 2018

Prendre conscience de ses émotions et de leur influence dans la vie quotidienne - partie 2

Le 12 juin 2018, la SROH organisait une table ronde qui a regroupé neuf personnes. Pour débuter, une participante a partagé sa réflexion sur l’origine de sa difficulté à exprimer ses sentiments aux gens qu’elle aime. Sa réflexion l’a amenée à poser un geste concret auprès d’une amie afin de lui manifester ses sentiments. Le partage de sa réflexion avec le groupe lui a aussi permis de remonter à une expérience qu’elle associe à un potentiel sentiment d’abandon vécu durant sa très petite enfance. Au cours de la discussion, les membres du groupe ont formulé différentes hypothèses sur les moyens à prendre pour dépasser cette difficulté.

sroh table ronde12 juin 2018

L’animatrice, Denise Normand-Guérette, et des participantes/participants ont souligné l’importance d’aller au-delà du « rationalisme » (écrire, réfléchir,…) pour demeurer « présent » aux mouvements émotionnels et tenter de les « équilibrer ». Il ne s’agit pas de les contrôler ou de les ignorer, mais de les explorer consciemment. Pour équilibrer les émotions, on peut revisiter les événements de l’enfance avec une compréhension nouvelle, alimentée par l’expérience et les ressources personnelles développées au fil du temps. L’émotion ressentie, sa nature et son intensité permettent d’apprécier la maturité acquise sur le plan émotionnel.

Les échanges ont évolué vers la notion d’« amour fusionnel », état dans lequel il est facile de tomber par « crainte de l’abandon ». Des témoignages ont fait ressortir le fait que cette façon de voir l’amour comme un état où deux personnes deviennent « une » en se coupant de leurs amis respectifs, de leurs habitudes antérieures, de leur identité personnelle, est souvent une attitude acquise dans le milieu familial et acceptée de façon implicite par la personne qui reproduit cette façon de faire et d’être. Une participante voyait comme inévitable de développer une telle vision de l’amour étant issue d’un milieu où les parents vivaient de cette façon. Mais d’autres personnes ont soulevé le fait que dans un même genre de dynamique familiale, d’autres choisissent de se révolter contre cette perte d’identité personnelle qu’ils perçoivent dans le couple formé par leurs parents.


Cette rencontre fut riche en réflexions et en émotions. À la fin de l’activité, un des participants qui s’interrogeait sur ses relations amoureuses a accepté de partager sa réflexion sur ce thème lors d’une prochaine table ronde.

Table ronde 28-08-2018

Prendre conscience de ses émotions et de leur influence dans la vie quotidienne - partie 3

 

« Comment plaire à son conjoint ou sa conjointe tout en restant soi-même, sans frustrer sa volonté de puissance ? » Voilà la question posée à quatorze personnes lors d’une table ronde organisée par la SROH le 28 août 2018. Pour débuter, un participant a partagé son expérience personnelle et a élargi la réflexion en cherchant à comprendre d’où vient son besoin de plaire. Il en est venu à penser que « plaire à tout prix n’est pas nécessairement bon dans la quête de l’identité de soi. À force de ne chercher qu’à plaire aux autres, on peut finir par se perdre. » Son témoignage a aidé d’autres personnes à mieux prendre conscience de l’influence de leurs propresIMG 2440 28 08 2018 360 269  participantes/participants se sont exprimés à tour de rôle. Puis, l’animatrice, Denise Normand-Guérette, a présenté plusieurs explications tirées de deux textes de Guitouni (1) pour alimenter les échanges. Notamment, le rôle de l’insécurité et de la volonté de puissance dans les relations amoureuses a été abordé.Au cours des discussions, on a souligné l’importance de la connaissance de soi et de la communication avec l’autre pour qu’une relation soit durable. Il faut être à l’écoute de soi et de l’autre et trouver un équilibre. De plus, avant de s’engager dans une relation amoureuse, il est nécessaire de se demander quels sont nos véritables besoins, de se respecter et de combler par soi-même sa confiance en soi et son amour de soi pour ne pas espérer que l’autre le comble à notre place.

Les participantes/participants ont apprécié la richesse des échanges qui découle de la diversité des expériences des personnes de différents âges, cultures et milieux professionnels.

À la fin de l’activité, le groupe a choisi le thème de la prochaine rencontre : « mieux comprendre et gérer ses frustrations ». Une participante a accepté de partager sa réflexion sur ce thème lors de cette prochaine table ronde.

(1) Guitouni, M. (1997) La confusion dans l’amour, Psychologie préventive, no 30, p. 7-8.

Guitouni, M. (1991) Femmes si vous disiez la vérité, Montréal : Les Éditions de la SROH, p. 11-18.

sroh influence des émotions dans la vie courante

Prendre conscience de ses émotions et de leur influence dans la vie quotidienne - partie 1

Le 8 mai 2018, se tenait, une table ronde organisée par la Société de recherche en orientation humaine, animée par Denise-Normand Guérette. Cette activité a regroupé quinze (15) personnes qui avaient amorcé une réflexion par une lecture de deux articles disponibles en ligne*.

Un tour de table a permis à chacun de s’exprimer sur son expérience personnelle autour des « mouvements émotionnels » vécus au quotidien. Une majorité de participantes et participants se sont dits calmes et posés à l’extérieur, mais vivant des émotions en ébullition à l’intérieur. Certains sont animés, depuis l’enfance ou l’adolescence, par une colère qu’ils expriment, à certains moments, envers les autres (collègues, clients, parents,…).

Une constante se dégage : plusieurs ont développé des stratégies pour camoufler des réactions excessives dans leurs relations interpersonnelles. En effet, ils agissent aujourd’hui comme des adultes très bien intégrés socialement et qui semblent en apparence bien « en contrôle ». Plusieurs ont mentionné aussi avoir le sentiment qu’exprimer ouvertement des émotions « fortes » de façon spontanée les rendraient vulnérables aux yeux des autres.

L’animatrice s’est appuyée sur l’approche d’intervention préventive multidimensionnelle de Guitouni** pour expliquer l’importance d’aller plus loin que nommer l’émotion ressentie afin de chercher à découvrir le stimulus pas toujours si évident qui l’a déclenché. Un exemple d’une situation de la vie quotidienne a permis d’identifier deux stimuli possibles et le travail à faire pour diminuer l’intensité de chacun de ces stimuli et pour équilibrer les émotions.

Les échanges se sont faits avec humour et le temps a passé très rapidement. Les participantes et participants ont décidé de se rencontrer à nouveau afin de poursuivre la discussion sur le développement de l’équilibre émotionnel en tant que base pour renforcer son identité humaine. Plusieurs personnes ont souligné l’intérêt de cette table ronde qui a suscité une réflexion et qui les pousse à continuer d’approfondir la source de leurs motivations, de leurs blocages, de leurs décisions et de leurs émotions.

*  Létourneau, M. (2015). Comprendre et équilibrer ses émotions dans un contexte professionnel, Psychologie préventive, no 48, p.30-38. Chronique sur l’intelligence émotionnelle, en ligne .

*  Normand-Guérette, D. (2014). Comment apprivoiser les émotions ?, Psychologie préventive, no 47, p.30-35. Chronique sur l’intelligence émotionnelle, en ligne .

**  Guitouni, M. Brissette, Y. (2008). L’intelligence émotionnelle et l’entreprise. Outremont : Éditions Carte blanche.

Table ronde 20 juin

La vengeance et la rancune

Le 20 juin 2018, la SROH a organisé une table ronde sur le thème « La vengeance et la rancune », animée par Micheline Létourneau. Dix-sept personnes ont participé à cette activité. La lecture d’un article intitulé « Les prisons sans barreaux »(1) a servi de déclencheur à la discussion. Les participantes et participants ont apprécié l’atmosphère de confiance et les échanges enrichissants durant cette table ronde. Certains ont indiqué dans leurs commentaires que l’activité a permis de pousser plus loin leur réflexion, de les apaiser, de voir l’importance de travailler sur ses propres rancunes et vengeances tout au long de la vie.SROH table ronde 20juin 2018 D’autres commentaires ont souligné que la rancune peut être associée à ce qu’on a subi ou à ce qu’on croit avoir subi et qu’on peut développer son identité afin de se libérer du sentiment d’être victime. De plus, il faut découvrir la source des rancunes et des vengeances et prendre conscience qu’on peut avoir une certaine responsabilité par rapport à celles-ci. Face à une personne qui est rancunière à notre égard, on peut se demander qu’elle est notre part de responsabilité et entrer en relation avec une attitude amicale, franche et courageuse pour tenter de désamorcer la rancune. On s’est aussi interroger sur comment ne pas donner du pouvoir à l’autre en laissant libre cours à nos rancunes et vengeances, car elles nous placent à la merci des autres. On a également discuté de la différence entre s’affirmer et se venger. À la fin de l’activité, les participantes et participants ont choisi le thème de la prochaine table ronde qui portera sur la jalousie.

 

(1) «Les prisons sans barreaux» de Moncef Guitouni (2011) Psychologie préventive, no 44, p. 3-8.