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Des leaders de tous les jours!

C'est dans une atmosphère conviviale et dynamique, qu'une soixantaine de personnes, de tous les âges et de milieux très diversifiés, se sont réunies dimanche le 25 mars 2018 pour échanger sur le thème « Des leaders de tous les jours! Pourquoi et comment s'engager dans l'entraide communautaire ? »

À la suite d’une brève description de la mission de la Société de recherche en orientation humaine (SROH), le président de l’organisme, Jacques Guérette, présente l’animatrice, Vanessa Sit. Huit conférencières et conférenciers sont alors invités à partager leurs témoignages sur :

  • leurs actions dans leur milieu,
  • les raisons qui les ont incités à s'engager dans l'entraide communautaire,
  • les effets de leur engagement sur leur développement personnel et sur leur entourage.

Notons parmi ces invités, la présence de trois jeunes, une de l’école primaire, un de l’école secondaire et un de l’université.

Anaëlle Alder-Ricart, âgée de 12 ans, a découvert le bénévolat en accompagnant sa mère. Sensible aux inégalités, elle met sur pied, avec une amie, une joujouthèque pour « que les enfants aient des jouets de leur rêve pour un certain temps, sans que les parents soient obligés de les payer. » Avec une autre amie, elle vend des bonbons pour acheter des repas chauds à des enfants incapables de s'en payer.

Mathis Blanchette, âgé de 13 ans, fait du bénévolat dans plusieurs organismes de Verdun. Il a déclaré : « Ça m’a fait comprendre qu’on n’a pas besoin d’être payé pour être heureux ». Il souhaite poursuivre son action bénévole, car ça le motive à entrer en relation avec les gens et il est prêt à partager son temps pour les aider.

sroh table ronde mars 2018 salle3Samuel Frappier, étudiant universitaire en nutrition, raconte que l’initiative qu’il a eue de vendre des aliments biologiques en vrac à bas prix avait d’abord pour but de se faire un peu d’argent pendant ses études. Mais ce projet a pris une tangente différente en devenant une organisation sans but lucratif (OSBL) ayant une vocation écologique et aussi éducative avec des recettes-santé, En vrac - économie et écologie. Son engagement bénévole lui a rapporté beaucoup sur le plan personnel par rapport à ses valeurs et à ses compétences en gestion.

Parlant arabe et voyant l’arrivée de réfugiés syriens, Sélima Driss a choisi de poser des gestes concrets pour les accueillir de façon digne. Avec des amis, elle met sur pied un centre de dons (vêtements, jouets, panier de bienvenue, etc.). Ce projet d’une durée de trois mois s’est prolongé pendant deux ans et demi et a accueilli quatre cents familles. Elle a également répondu aux besoins de femmes enceintes pour les accompagner dans leurs démarches, leur grossesse et leur accouchement. C’est ainsi qu’elle dit : « J’ai mis au monde dix bébés en un an. »

Le sens du devoir, le désir de donner aux autres la même chance qu’il a eue et sa passion pour les marchés financiers ont animé Yannick Bidounga Prince à fonder avec ses amis, le Club d’investissement responsable du Québec. Cet OSBL réunit des citoyens de différents âges issus de divers milieux qui apprennent ensemble à faire des investissements en bourse correspondant à des valeurs de responsabilité sociale, environnementale et de gouvernance des entreprises. Les profits générés par ces placements sont versés à des organismes, comme le Refuge pour femmes autochtones de Montréal et Environnement Jeunesse.

Quant à Lydia Alder, elle a toujours aimé rassembler les gens. Dans sa vie quotidienne, elle constate qu’il est impossible de tout faire seul, ce qui l’amène à cofonder un mouvement d’entraide entre voisines, Women in Mind. Beaucoup de personnes veulent aider, mais ne savent pas comment. À travers ce réseau qui est un lieu d’échange, chacune demande de l’aide ou en donne selon ses ressources. Lydia est également une leader de tous les jours qui lance des projets, comme le Trottibus (un groupe d’enfants accompagnés d’un parent marchent pour se rendre de la maison à l’école), en accord avec ses valeurs d'entraide et de partage qu’elle transmet aussi à ses enfants.

sroh table ronde mars 2018 salle giraffePour sa part, Sereyrathanak Khuy explique comment un organisme (OSBL) créé pour bâtir un réseautage entre jeunes professionnels s’est finalement orienté vers le développement personnel. Il souligne l’importance du courage et précise : « Le courage, ce n’est pas de ne pas avoir peur; c’est plutôt de choisir d’avancer malgré sa peur. » Il est devenu président de cet OSBL et ce malgré sa grande timidité. Il réalise ainsi qu’il devient une source d’inspiration pour d’autres et que tout le monde peut exercer une forme de leadership. De plus, il met en place une clinique d’impôt gratuite pour les familles à faible revenu. Dans ce projet, l’apprentissage est important, car une formation est offerte aux jeunes qui aident à préparer les déclarations d’impôt.

Gisèle Turmel, enseignante à la retraite, va à la rencontre d’enfants de maternelle, de leurs enseignantes et de leurs éducatrices spécialisées afin de favoriser des relations intergénérationnelles harmonieuses. Membre de la SROH, elle choisit des livres qui donnent le goût de lire, d’échanger sur des thèmes qui les aident à parler de ce qu’ils vivent et à développer leur intelligence émotionnelle. Gisèle termine en citant une phrase du président-fondateur de la SROH, Moncef Guitouni, qu’elle considère importante : « Travailler à devenir des gens nobles qui savent aimer, écouter et agir pour le bien de soi-même et celui des autres. »

Ces témoignages ont permis d’alimenter les discussions en petits groupes entre les participantes et participants. Attardons-nous ici à quelques moyens proposés pour susciter l’engagement social des jeunes et des adultes :

  • transmettre sa passion et être un modèle inspirant qui démontre son intérêt pour une cause car c’est le moteur de l’engagement et de l’action;
  • avoir des occasions de rencontres avec des personnes engagées dans des actions sociales;
  • faire appel à un jeune qui serait rassembleur pour en motiver d’autres à s’engager dans une cause;
  • démystifier les compétences requises pour s’engager dans un projet en prenant conscience de ses forces et en étant créatif;
  • prendre conscience des retombées de l’engagement communautaire pour soi et pour les autres;
  • recevoir une reconnaissance informelle (ex. de la part des autres bénévoles) et formelle (ex. un prix) pour son action sociale.

sroh table ronde mars 2018 salle2Pour conclure, l’ensemble des témoignages et des discussions a permis de partager des valeurs humaines et de réfléchir sur l'importance du développement personnel et de l'action sociale. Il se dégage, entre autres, que l’engagement dans une action sociale permet de faire de nombreux apprentissages et que cela peut entraîner des changements de valeurs ou d’orientation dans les actions entreprises. Aussi, l’observation des besoins au sein de son milieu de vie peut être une caractéristique qui conduit à initier des actions communautaires. Ces dernières peuvent jouer un rôle de prévention en étant des outils indispensables de connaissance de soi, des autres et de l’environnement, ce qui rejoint la mission de la SROH. Les échanges ont répondu aux besoins des participantes et participants et leur satisfaction était palpable. Plusieurs personnes ont souligné que cette rencontre a été une source d’une énergie nouvelle pour poursuivre leur engagement, comme l’a si bien exprimé Sélima Driss : 

« Ce fut un beau moment d’échange. Il y avait une énergie incroyable

qui permettra de recharger nos batteries pour pouvoir continuer. »

Table ronde sur les identités sociale et culturelle

Le 15 janvier 2018, la SROH a organisé une table ronde sur les identités sociale et culturelle, animée par Pierre De Serres. Cette activité s’adressait aux membres ainsi qu’à leurs familles et amis. Une quinzaine de personnes ont participé avec enthousiasme à cette activité. La rencontre s’est déroulée en trois temps. À partir d’extraits de textes, l’animateur a d’abord présenté la définition des identités sociale et culturelle, selon Guitouni. Ceci a permis à tous de partir d’une définition commune des concepts-clés. L’animateur a par la suite présenté des extraits de textes* répondant aux trois questions suivantes et les participants ont ainsi pu échanger leur réflexion sur ces dernières :

  • Qu’est-ce qui distingue l’identité humaine des identités sociale et culturelle ?
  • Pourquoi, dans nos sociétés, avons-nous privilégié l’identité sociale et culturelle par rapport à l’identité humaine?
  • Quelles sont les avantages et/ou les conséquences possibles de privilégier les unes par rapport à l’autre?

Des échanges intéressants ont eu lieu au cours de cette table ronde par rapport aux identités sociale et culturelle et de ce qui les distingue de l’identité humaine. Les participants ont puisé des exemples de situations dans leur expérience personnelle et professionnelle. L’animateur a utilisé le contenu des textes proposés pour susciter des discussions sur les conséquences possibles de l’emphase sur le développement des identités sociale et culturelle en négligeant le développement de l’identité humaine. 

* 1- Guitouni, M. (2003) L'identité humaine en parallèle des identités culturelles, Psychologie préventive38, p.4-9. Texte intégrale en format PDF (140 Ko)

  2- Guitouni, M. et Normand-Guérette, D. (1993). Entretiens avec Moncef Guitouni sur ses études du comportement des jeunes. Québec : Presses de l’Université du Québec, pp155-161.

Table ronde: présentation du numéro 50 de Psychologie préventive

Compte rendu de la table ronde du 20 septembre 2017

Une table ronde a réuni des auteurs du nouveau numéro de Psychologie préventive et de la Chronique intelligence émotionnelle :

  • Joseph Kaldas, physiothérapeute,
  • Denise Normand-Guérette, professeure associée à l’UQÀM,
  • Joanne Pharand, professeure associée honoraire à l’UQO,
  • Imaine Sahed, docteure en sociologie (présentation par vidéo).

Le thème principal de ce numéro est

RÉALITÉS DU 21e SIÈCLE : ACCOMPAGNER LES JEUNES POUR PRÉSERVER LEUR ÉQUILIBRE

 

Leurs propos allaient dans le même sens concernant l’influence des émotions dans le processus de réadaptation en physiothérapie, dans la communication entre enseignantes et élèves à l’école primaire ainsi que dans le développement de l’identité des enfants. Il a également été question de l’importance d’accompagner les jeunes pour les soutenir dans leur réflexion sur leur parcours de vie afin de découvrir ce qui les influence par rapport à la consommation occasionnelle ou régulière de drogues, d'alcool ou de tabac.

Participants et auteurs ont partagé des expériences vécues en expliquant comment ils ont cheminé dans la prise de conscience de leurs émotions et attitudes pour acquérir un mieux-être aux plans physique et émotionnel. Des outils concrets ont été présentés :

  • une fiche autobiographique, appelée AGEVEN, pour aider à prévenir ou diminuer la consommation de drogues, alcool ou tabac, en permettant aux jeunes de faire plus facilement des liens entre leur parcours sur les plans familial, amical, social, et la progression de leurs habitudes de consommation ;
  • une grille d’analyse pour développer la littératie émotionnelle ;
  • un tableau présentant les étapes du processus de réadaptation.

La question de la formation des enseignants et des intervenants en réadaptation physique a également été soulevée; on a souligné la nécessité de développer l’intelligence émotionnelle chez ces professionnels.

La complémentarité des connaissances, des expériences et des réflexions partagées par les auteurs et les participants d’âges, de cultures et de milieux de travail diversifiés a contribué à un enrichissement pour tous afin d’agir dans une perspective de prévention de type primaire. Nous les remercions pour leur participation dynamique.

Il est possible de lire la Chronique: Intelligence émotionnelle dorénavant gratuite sur le site de la SROH. 

On peut aussi se procurer ce numéro le plus récent de Psychologie préventive (no 50).

Présentation d'un livre pour enfants sur leurs émotions

Dimanche le 5 novembre 2017, un outil de prévention intitulé À la découverte d’INSÉCURITÉ et de VOLONTÉ DE PUISSANCE est présenté à un public d’une soixantaine de personnes dont une représentante de la présidente de l’Organisation mondiale pour l’éducation préscolaire (OMEP) du Canada, plusieurs responsables de la petite enfance, des parents, des grands-parents, des éducatrices et des enseignantes. L’atmosphère de fête familiale où tous sont conviés, contraste grandement avec le temps gris et pluvieux qu’il fait à l’extérieur. À leur arrivée, les enfants sont accueillis par des membres de la SROH qui ont préparé pour eux différentes activités ludiques pendant que leurs parents et d’autres invités prennent plaisir à se retrouver ou à se rencontrer pour une première fois. Plusieurs personnes ont collaboré à la préparation d’un goûter bien apprécié de tous.

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Puis, le président de la SROH, monsieur Jacques Guérette, s’adresse à tous les participants afin de les remercier de leur présence. Il rappelle brièvement la mission de l’organisme qui vise à promouvoir le renforcement de l’identité humaine et à susciter l’engagement responsable à travers des actions de prévention, d’éducation et d’action sociale. Par la suite, il invite l’animatrice, madame Denise Normand-Guérette, qui a coordonné la démarche de création de cet outil de prévention, à prendre la parole.

 

Après avoir présenté le but du livre et son caractère novateur, elle interpelle directement les enfants et leur demande de bien observer les deux personnages INSÉCURITÉ et VOLONTÉ DE PUISSANCE, dont il est question dans l’histoire et de lui dire comment se sent le bonhomme INSÉCURITÉ. Un des enfants s’approche, observe en silence pendant plusieurs secondes et répond : « Il a peur ! ». Fiou ! L’équipe a bien passé le test. C’est bien ce que dégage ce petit personnage ! Et l’autre, VOLONTÉ DE PUISSANCE, comment se sent-il ? Un autre enfant répond : « Il est joyeux ». Ce court échange constitue une belle illustration de l’utilisation de cet outil.

sroh salle 2 360L’animatrice présente l’équipe des neuf personnes qui ont travaillé à mettre en commun leurs expériences en tant que parent, grand-parent, jeune, enseignante, psychologue ou orthopédagogue : Lorraine Brodeur, Pierre De Serres, Hédia El Ourabi, Jacques Guérette, Joanne Larose, Denise Normand-Guérette, Amine Oueslati, Michel Pepin et Murielle Vallée. Deux des auteurs sont invités à parler de leur démarche dans ce groupe de travail. Monsieur Michel Pepin, retraité du secteur de l’aéronautique, souligne l’importance pour les enfants d’apprendre à mettre des mots sur ce qu’ils vivent. Madame Murielle Bouchard, qui est à la fois mère, grand-mère et infirmière à la retraite, partage « avec émotion » l’importance qu’elle accorde à cette démarche qui vise à aider les enfants à faire leurs premiers pas vers le développement de leur intelligence émotionnelle. Elle explique que ce cheminement, elle aurait bien aimé le faire elle-même alors qu’elle était enfant, afin de devenir, plus tôt dans sa vie, une personne solide, capable de comprendre ses émotions.

Madame Normand-Guérette explique que toutes les situations présentées dans l’outil ont été vécues soit directement par les auteurs alors qu’ils étaient eux-mêmes enfants, soit qu’ils les ont observées auprès de leurs enfants, petits-enfants ou avec des enfants avec lesquels ils ont travaillé. Elle mentionne que cet outil se veut interactif. Il est prévu qu’un adulte fasse la lecture aux enfants de 3 ans et plus. Tout au long de ce livre, des cercles bleus présentent des questions pour les enfants, ce qui favorise les échanges entre eux et l’adulte. De plus, des informations s'adressent à l'adulte, dans la section « Pour y voir plus clair », afin de le guider dans les explications qu’il sera amené à donner aux enfants sur ce qu’ils vivent au plan émotionnel.

sroh enfants 360Des remerciements sont adressés à plusieurs personnes qui ont apporté leur contribution à la réalisation de ce livre. Entre autres, on remercie Madame Joanne Larose pour son soutien constant à la coordination. De plus, on souligne la création de deux personnages représentant l’insécurité et la volonté de puissance, créés par monsieur Sylvain Vachon, graphiste, ce qui a permis de rendre plus concrets ces deux éléments de base de l’identité de l’enfant. 

Déjà des auteurs sont au travail afin de poursuivre le cheminement des deux personnages, INSÉCURITÉ et VOLONTÉ DE PUISSANCE, au moment où l’enfant entre à la garderie, puis à l’école. De plus, des participants à la rencontre ont demandé : « À quand une histoire pour les ados? » 

Vous pouvez vous procurer ce livre en ligne.

Table ronde du 13 septembre 2017 - SROH

Table ronde sur le renforcement de l’identité humaine dans l’action

Le 13 septembre 2017, la SROH a organisé une table ronde sur le renforcement de l’identité humaine dans l’action, animée par Lorraine Brodeur. Une quinzaine de personnes ont participé avec enthousiasme à cette activité. La rencontre s’est déroulée en trois temps. L’animatrice a d’abord présenté la définition de l’identité humaine, qui est à différencier des identités culturelle et sociale, selon Guitouni. Ceci a permis à tous de partir avec la même compréhension des concepts clés. Puis, l'animatrice a illustré ses propos en faisant ressortir comment elle travaille à renforcer son identité humaine lorsqu’elle fait face à du stress rattaché à la préparation de cette table ronde. Finalement, les participants ont échangé leur réflexion sur les trois questions suivantes :

  • À quel moment l’identité humaine commence-t-elle à se manifester ?
    • Comment peut-elle évoluer ?
    • Quels sont les avantages de la renforcer ?

    D’intéressantes discussions sont ressorties de cette table ronde par rapport au développement de l’identité humaine chez l’enfant et au vécu des participants dans les milieux scolaire et professionnel. L’animatrice a suscité un approfondissement de la réflexion pour agir et s’épanouir dans les différentes sphères jugées importantes pour chacun des participants.

     

     

    Échange sur l'exposition «Porter son identité» au musée McCord

    Activité du 15 octobre 2017

    Tous les ans, à l’automne, la SROH organise une activité socioculturelle à l’intention de ses membres, de leurs familles et de leurs amis.  Cette activité s’inscrit toujours dans un objectif d’élargissement ou de consolidation de la connaissance que nous avons de notre environnement et du monde dans lequel nous évoluons. C’est aussi l’occasion de prendre du temps pour nous retrouver dans un cadre moins formel. Cette année, c’est à l’exposition  «Porter son identité – La collection Premiers Peuples » du Musée McCord qui traite des influences des habits que portaient les premiers peuples sur leurs identités sociales et culturelles, que nous avons été conviés.  

    sroh totem 300La visite guidée nous a permis de partir à la découverte de l’héritage des Premiers Peuples. L’exposition est un véritable témoin de la richesse de leurs cultures et de leurs identités. De plus, nous avons pu mieux comprendre l’importance du vêtement dans le développement, la préservation et la communication des identités sociale, culturelle, politique et spirituelle des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

    La visite a débuté par des explications détaillées des différentes peuplades qui habitaient déjà le Canada avant l’arrivée des européens. Nous avons ensuite pris connaissance des différentes versions de la Loi sur les Indiens. Le guide nous a ainsi permis de prendre conscience combien et comment les différentes identités sociales et culturelles des premiers peuples ont pu être brimées et ces peuples opprimés.

    Pour les Premiers Peuples, la relation entre le vêtement et l’identité est extrêmement profonde. Nous avons pris connaissance de quelle manière ils confectionnaient leurs vêtements, quels étaient les matériaux et les outils utilisés. D’abord tout était fabriqué à partir de ce qui était disponible directement dans la nature, soit de peaux et de cuir des animaux, de pierres, allant même jusqu’à utiliser des épines de porc-épic. Au contact des européens, tout a changé, il semblait alors plus avantageux pour eux d’échanger les peaux d’animaux contre du tissu, des billes de verre, du fil et des aiguilles et ainsi confectionner des vêtements qui s’apparentent plus aux vêtements traditionnels qu’ils portent aujourd’hui.

    sroh groupe 2Au-delà de la fonction première de protection, le vêtement pour les Premiers Peuples informe sur l’âge et sur le statut de l’individu, dévoile au simple coup d’œil la nation à laquelle il appartient, rend hommage aux exploits remarquables d’une personne ou souligne le lien intime existant entre l’homme et la nature. Le guide nous a donc présenté différents vêtements qui, au cours des âges, ont revêtu une importance significative chez les membres des différentes nations autochtones. 

    Nous avons également appris, à travers cette visite, que la jeune génération tend à se réapproprier ces traditions avec fierté pour ainsi démontrer avec éloquence la vitalité et la créativité de la culture autochtone contemporaine, culture qui a su trouver un équilibre entre le savoir ancestral et la réalité vécue, entre les traditions et l’innovation.